Claude-Max Lochu

 

Né en 1951, France – DNSAP Beaux-Arts de Besançon (atelier Jean Ricardon)

EXPOSITIONS COLLECTIVES et PERSONNELLES récentes

  • 2016   OFI Asset Management, Paris.
  • 2015   « Urban spirit », Espace des arts, Villennes sur seine
  • 2014    « Road open to art trafic », Galerie La Mezzanine, Apt
  • 2012-13   « Pour solde de tout compte », Musée d’Aix les bains et Musée des Beaux-Arts de Gaillac
  • 2011   « Art is everywhere », Galerie 2.13 pm La Celle St Cloud
  • 2010    » Les 10 Ans «  Artima, Paris. Accademia Libera Natura e Cultura, Querceto, Italie
  • 2009   Palette plus blanche, influence pop et consécration définitive de Mickey pour une exposition collective à la Galerie Artima.
  • 2008    « Voyages Immobiles » à la Galerie d’Haudrecy (Belgique), « West Coast » à la Galerie Artima (Paris). Mini rétrospective sur le paysage urbain à l’Espace 2.13 PM et un « Tutti Frutti » à l’Accademia di Querceto en Toscane.
  • 2007    Expose à Mediterranee Antiques, Summerland, Californie et entame un travail sur Los Angeles. Renoue avec New York pour une exposition à Tribeca.
  • 2006   Expose à la Galerie d’Haudrecy (Belgique), Artima (Paris) et continue son travail avec l’espace 2.13 PM. Ajoute Londres à sa collection de « Nocturnes Urbains ».
  • 2005   Expositions personnelles à la galerie Artima, intitulée « Nocturnes » et à l’espace 2.13 PM, intitulée « Survols Urbains ». Travaille à des grands formats pour la galerie d’Haudrecy à Knokke-Zoute.
  • 2004   Découvre le concept de la «Drunk Street Night». Noue des contacts avec la galerie d’Haudrecy Knokke-Zoute Belgique et expose ses Survols Nocturnes Urbains (SNU) à la galerie Artima à Paris et la galerie aux 3 Aches à Lyon. Travaille sur le thème  «Dazzling City » suite à son séjour à San Francisco. Reste en quête de la poésie du quotidien.

 Texte de l’exposition ART IS EVERYWHERE – Juin 2011

Avec un regard amusé et un humour parfois caustique sur notre société, Claude-Max Lochu souligne à quel point nous sommes devenus dépendants des images qui nous sont imposées. A coup de publicité, de conseils avisés, de panneaux lumineux et autre communication digitale, nous sommes 24h/24h branchés sous la perfusion de la consommation … à moins que nos sens artistiques et esthétiques soient malicieusement titillés par des approches décalées, amusantes et sans concession.

En première ligne de ses attaques, Claude-Max Lochu place les excès de l’abondance de nourriture dans nos pays occidentaux : un grand totem de boîtes de « biscuits d’amour » s’érige en colonne d’honneur du plaisir obligatoire; des glaces internetophiles flottent dans le cyberespace ; le tourbillon crémeux d’un cappuccino est un appel à une délectation sans répit. On est en pleine ambiance pop, kitch, voir psychédélique.
Furieux d’avoir hurlé avec les loups à la gloire du « toujours plus », Claude-Max Lochu écrabouille symboliquement les marques emblématiques de nos vies quotidiennes : canettes de Coca et paquet de cigarettes jetés sur les trottoirs, aplatis par le passage répété des roues de voiture, portent en eux malgré tout une vraie dimension esthétique. Il faut simplement prendre le temps de les observer un peu, autrement, en dehors du contexte des linéaires maîtrisés, rangés, optimisés.

La mode est épinglée dans le même esprit. Chaussures et T-shirts se font porte-parole de revendications loufoques. Etalages, amoncellements, détournements de revendications bien pensantes, la pyramide promotionnelle s’effondre sous les assauts virulents de la peinture. A tous ces clichés, s’ajoute celui des wonderwomen et supermen. On ne les voit que très rarement dans les tableaux car ils se sont mués en rayons lumineux. Ils transpercent les fenêtres et les parois de verre de leurs bureaux trop étriqués et s’abîment en contre-plongée au pied de leurs prisons dorées.

Et comme si cela ne suffisait pas, Claude-Max Lochu invente sa propre signalétique pour nous guider. Panneaux, affiches, emballages nous indiquent la direction à suivre : celle de l’art bien sûr, qui se trouve partout, à condition de bien vouloir suivre des chemins inexplorés.

Claude-Max Lochu – Le balcon du Trianon
huile sur toile – 80 x 80 cm

Claude-Max Lochu – Les filles au musée
fusain sur toile – 100 x 150 cm – 2016

Claude-Max Lochu – Le ballon bleu
huile sur toile – 113 x 76 cm – 2016